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La sororité en contexte d’aventure en nature : Gage de bien-être et d'estime de soi !

Dernière mise à jour : 7 oct.


Texte : Charly Dupasquier (Charly . D)

Photos : Richard Mardens (merci de respecter les droits d'auteur, ces images ne sont pas libres de droit).


© Richard Mardens


Jusqu’en 1970, les femmes se sentaient pour le moins bien invisibles dans le domaine du plein air d’aventure et des expéditions. La tendance est bien différente de nos jours et nous observons une effervescence de femmes leadeuses au sein des praticant.e.s de sports de plein air:

  • Dans le vélo, environ 42% des praticant.e.s sont des femmes;

  • Dans le canot, la parité dans la pratique est atteinte;

  • La longue randonnée, 39 % appartiennent à la gante féminine).

  • On assiste à une belle et magnifique émancipation. Leur valorisation augmente et un plus grand pourcentage d'hommes qu'auparavant, ont une réelle volonté de leur faire plus de place, bien qu’au niveau professionnel, les femmes guides d’aventure sont encore très minoritaires.


Cependant, avant d’être à l’aise en mixité pour développer son leadership et ses compétences en autonomie, et ce, sans pression, beaucoup de femmes expriment ce besoin de sororité. Ce besoin incommensurable de miser sur leurs forces rassembleuses et leur persévérance, en s’extrayant de la pression de performance. C’est cet espace de confiance, d’ouverture et de témérité bienveillante, que nous désirons apporter à chacun de nos évènements et expéditions d’Au Cœur de la Tornade. Les femmes peuvent alors s’exprimer, prendre leur place et développer leurs compétences tout en prenant confiance en elles, pour ensuite, être à l’aise et bien dans leurs basquettes en contexte mixte et avec leurs partenaires d’aventures masculins.


“ Une femme est une minuscule étincelle divine dans un collectif intemporel de tapisseries de fraternité ; nous sommes toutes des femmes sauvages.” (Jan Porter).

© Richard Mardens


Bien souvent, en contexte de mixité, la masculinité l’emporte encore, car involontairement ou non, la norme de genre est encore trop valorisée. Il est parfois difficile pour une femme de s’y développer pleinement. Dans une communauté féminine, les femmes ont tendance à être plus confiantes et plus actives, prenant alors plus d’initiatives, d’audace, augmentant sensiblement l'estime de soi. L’aventure et la nature guérissent bien des maux. L'aventure au féminin mise sur l’inspiration mutuelle, le sentiment d’écoute, de bienveillance, avec des partenaires ayant les mêmes forces, réalités et défis. Les compétences de chacune peuvent être similaires et différentes à la fois. Lors d’une longue randonnée en autonomie où nous poussons nos corps, notre endurance et notre mentale à la découverte de nos capacités, il se créé un véritable échange permettant de réaliser à quel point nos limites peuvent être continuellement repoussées sans jamais tomber dans le danger de les dépasser et de se briser. La sororité devient alors un véritable cadeau que chacune ose s’offrir, pour ensuite, pouvoir bénéficier de toute la beauté d’un possible retour à la mixité.


Notons quand même que le leadership féminin est de plus en plus valorisé au sein de la population masculine. Ils peuvent devenir des alliés de taille, pour un jour, espérer tendre enfin vers une vraie équité. Mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.


© Richard Mardens


Une aventure comme notre découverte de la longue randonnée en autonomie sur 3 jours, donne aux femmes l’occasion d’expérimenter, de se découvrir, mais aussi de sortir de leur zone de confort ensemble, et ainsi de reconnaître leurs forces sans se dévaloriser par le complexe de performance induit involontairement par la norme de genre. Les contraintes que les femmes partagent en nature sont en partie bien différentes des celles des hommes. Cela les rassemblent. Des liens se tissent serrés à la recherche de l’aventure, du plaisir, du partage et de la témérité au contact de ses paires. L’expérience de vie de chacune devient alors une inspiration et un apprentissage pour toutes. Nous nous surpassons sans frou-frou, sans crainte d’être jugée.

© Richard Mardens

“Participer à une fraternité avec d'autres femmes est extrêmement important dans ma vie et est une source de joie'' (Christy Turlington).

Je rêve d’un jour où ces sentiments seront palpables dans tous les contextes mixtes, jusqu’au plus téméraires, afin que tout le monde puisse s’épanouir et prendre une place saine et équitable jusqu’au tréfonds des expéditions les plus sauvages. C’est en chemin et c’est incroyablement beau à voir. En attendant, nous pouvons bien nous offrir encore un peu de sororité pour continuer à évoluer en ce sens ! 😉


© Richard Mardens


Sans compter que la connexion avec la nature dans une expérience hors des sentiers battus, révèle une véritable connexion à soi-même. Nous nous réapproprions notre place dans ce grand tout et dans notre territoire. Au contact du milieu sauvage, nos sens s’exacerbent, tout comme notre perspicacité et notre instinct. Évoluer aux rythmes de la nature, s’inspirer de sa résilience et de ce retour aux sources est un gage de bien-être physique et mental indéniable.


L’exposition à la nature en contexte d’aventure possède de nombreux bienfaits :

  • Larges gammes de motivations au quotidien;

  • Redonne de l’énergie à un cerveau et un corps fatigué par la vie quotidienne effrénée;

  • Permet une meilleure oxygénation;

  • Réduction du stress, notamment ceux liés aux chocs post-traumatiques;

  • Réduction des effets du TDAH et amélioration de l’attention et des capacités cognitives;

  • Développement des 5 sens;

  • Développement de ses capacités à entrer en relation avec soi et avec autrui en contexte d’aventure (le travail de groupe et la communication sont nécessaires à la survie en pleine nature ou au bon déroulement de l’activité d’immersion);

  • Augmentation de l’empathie et de la coopération;

  • Permets de sortir de l’aliénation provoquée par la rupture de nos sociétés modernes avec la nature;

© Richard Mardens


S’immerger en nature et dans l’aventure nous rappelle également que tout est interrelié. En nous connectant à la nature, nous nous reconnectons à nous même. Si nous nous déconnectons à elle, nous nous éloignons de ce que nous sommes. Par ailleurs, prendre des risques sains et calculés en nature, et sortir de sa zone de confort, permettent de développer ses compétences, ses capacités, sa confiance en soi et en les autres. Laura Ducharme, directrice et fondatrice de Maïkana et enseignante en INA, aime appeler ce concept la ''délicieuse incertitude'', menant à un équilibre entre confort et danger. Ce concept résonne énormément pour notre organisme Au Cœur de la Tornade et pour moi-même. C’est pourquoi offrir à la communauté un accès facilité à ces aventures en nature prend pour nous tout son sens.


© Richard Mardens

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